
CHEZ LES
EGYPTIENS
Il y a
plus de 5000 ans, les Egyptiens analysent le mouvement;
l'orchesographie est le nom qu'ils donnent
à l'écrit de la danse.
L'art
Egyptiens à permis de retracer de multiples
scènes de la vie quotidienne dont des scènes
de danses peintes ou sculptées.
Ces
représentations sont d'une précision absolue,
le but étant de faire "revivre" ces danses
traditionnelles dans le futur. L'artiste égyptien
doit chercher des figurations sans équivoques des
mouvements; il doit les analyser, les
décomposer.
On peut,
grâce à ces décompositions, reconstituer
une grande partie de la vie égyptienne (danses,
religions, artisanat, agriculture,...).
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Danse
extatique en l'honneur de la déesse Hathor
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Dans les tombes, on retrouve des scènes
dansées en l'honneur d'Hathor, déesse de la
danse et du royaume des morts.
Une
scène représente une sorte de ballet où
les exécutants doivent, en tournant, capter avec des
miroirs l'image de la main d'Hathor.
Attachés
aux traditions, les Egyptiens sont aussi des inventeurs.
Ci-dessus des danseuses lancent très haut une jambe
en avant, corps renversé pour tenir
l'équilibre. Ailleurs, les danseuses tournent au ras
du sol, comme des balanciers, accrochées aux mains
d'une de leur compagne faisant
pivot.
Sur le
mobilier funéraire des beaux-parents du pharaon
Aménophis III (actuellement au musée du Caire)
sont sculptés et peints des personnages à
masques de lion, le corps tacheté d'ocelles de
panthère; ils tournent sur eux-mêmes, soit en
jouant du tambourin, soit en brandissant des armes, bras et
jambes en opposition angulaire
symétrique.
On
trouve également les danses dites astronomiques (en
rapport aux astres).
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Les
Danses Laïques
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La
danse du ventre qui, à l'origine, était
liée à la fécondité semble
aujourd'hui avoir perdu son contenu symbolique.
On
trouve pourtant encore un certains côté rituel
: elle s'exécute toujours avec les bras pliés
au-dessus de la tête, paumes vers le haut et
l'accompagnement se fait toujours par des claquements de
mains.
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Technique
de la danse Egyptienne
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Les
tours semblent être très
appréciés des Egyptiens (sur un pied,
relevé et même fouettés, toujours
à terre). Les sauts faisaient plutôt partie des
jeux. On observe que la technique de la danse
égyptienne était assez peu variée et
toujours d'un mécanisme très
simple.
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Les
Jeux et les Sports
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La
danse profane (populaire, ludique), si l'on observe la place
tenue par les représentation de scènes de
danse dans les tombeaux, n'est vraisemblablement pas le
divertissement préféré de cette
civilisation, par contre, on retrouve des murs entiers
couverts de lutteurs.
On est
amenés à adjoindre à la danse des
mouvements qui semblent être considérés
comme des jeux et d'autres comme un sport : danseuses
faisant le pont (passant en attraction dans les banquets),
la culbute et même la reculbute à deux (qui se
pratique également comme jeu dans nos campagnes), le
tourniquet à quatre, la roue, également
certains sauts et d'autres mouvements qui se rattachent
à l'acrobatie (Egyptiens semblent être d'assez
bons acrobates).
Il ont
également une variété de jeux de balle,
y compris le jonglage et la balle
cavalière.
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Les
Gestes Rituels
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Les
Egyptiens sont très respectueux et s'abordaient sans
doute, dans les grandes circonstances, avec des
révérences compliquées. Les mains
posées d'abord à plat sur la tête, sont
ensuite retournées en avant, paumes vers celui qu'on
salue; les bras pliés, haut du bras horizontal, avant
bras demi-vertical. Ensuite, les bras se tendent en avant et
le corps se penche jusqu'à ce que les mains touchent
terre.
Si l'on
est en présence du Pharaon, le geste est
différent. Les mains ne se posent pas sur la
tête, on commence directement par le geste d'adoration
(bras pliés, paumes en avant); puis les bras se
tendent le long du corps; on se penche en avant, pas
jusqu'en bas, et on s'agenouille sur un genou en reprenant
la position d'adoration; et on finit par se prosterner sur
les deux genoux. Cette révérence devait
être assez impressionnante exécutée par
une foule.
Autre
geste de salut, qui semble être une supplication,
adressé par des femmes. Position d'adoration, debout
ou à genoux mais aussi une position nouvelle des bras
: pliés, encadrant la
tête.
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CHEZ
LES HEBREUX
Leur
religion interdit aux Hébreux de représenter
des êtres vivants. Toute documentation iconographique
étant exclue, on ne peut se référer
qu'aux textes, essentiellement à la
Bible.
On
trouve des allusions à la danse notamment dans les
livres lyriques comme les Psaumes; mais
généralement elles y sont vagues : "Louons
Iawhé par des chants et des danses". Par ailleurs,
dans les textes canoniques comme la Misha, code des
pratiques rituelles au Temple de Jérusalem, au 1er
siècle de notre ère, l'usage de la danse est
nettement prouvé.
La danse
hébraïque n'est pas inscrite dans le rituel des
célébrations, elle paraît laissée
à la spontanéité de la foule; pourtant,
elle est pratiquée dans un contexte religieux. Son
contenu est vague mais ses schémas sont inscrits dans
des limites strictes : rondes, danses en files,
tournoiements. La danse se pratique sans masques,
certainement par suite d'interdits religieux. Elle
présente un caractère exceptionnel : elle a
toujours gardé sa fonction religieuse. Le peuple
hébreu est le seul qui n'ait pas transformé sa
danse en art.
On
raconte qu'à la traversée de la mer rouge,
quelques femmes dansaient aux son du tambourin; ou encore,
la fameuse danse du roi David devant l'Arche rentrant
à Jérusalem.
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CHEZ
LES GRECS
Rites
religieux, cérémonies civiques, fêtes,
éducation des enfants, entraînement militaire,
vie quotidienne, la danse est partout présente dans
la civilisation grecque et ce depuis sa naissance.
L'idéal
des grecs se résume en un mot : eurythmie, qui tente
de créer une harmonie dans l'âme grâce
à la perfection du rythme
corporel.
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La
danse en Grèce est souvent abordée par la
classification de PLATON : danse de beauté / danse de
laideur (avec des sous-classes internes). D'après
lui, l'homme a reçu des dieux le sentiment du rythme.
A sa vision de philosophe il faut ajouter celle de
l'historien qui doit percevoir la dynamique de la danse
grecque, son élaboration originelle, son
évolution en fonction des transformations de la
culture et du contexte
politico-social.
Selon
les récits légendaires des Grecs, c'est en
Crète, dans l' "île montueuse", que les dieux
ont enseigné la danse aux mortels pour que ceux-ci
"les honorent et se
réjouissent".
Des
groupes de terres cuites attestent l'usage de la ronde; le
tournoiement, rituel du Proche-Orient, a été
très pratiqué. A Cnossos, un couloir dit "de
la procession" est illustré en un tableau miniature :
treize danseuses vêtues, selon la mode
crétoise, d'une longue jupe évasée
à volants et d'un corselet qui laisse les seins
à découvert. Cela se passe devant un public
nombreux étagé sur des gradins au soleil ou
à l'ombre d'oliviers, elles tournent faisant
s'étaler leurs robes. Ce lieu mentionné par la
peinture existe encore, une place dallée avec huit
rangs de gradins.
HOMERE y
fait allusion dans l' Iliade : une "aire de danse comme
celle qu'aux temps passés, dans Cnossos la grande,
l'art de Dédale avait construite pour Ariane aux
belles boucles". On retrouvent de telles places de danse
à Gournia, Mallia, Phaïstos; c'est dire
l'importance de la danse dans la civilisation
crétoise ancienne.
Les
danses décrites dans l' Iliade et l' Odyssée
sont purement profanes et collectives. Des danses en rond et
en files, avec deux animateurs placés au centre (cfr.
scènes dans les
grottes).
Dans l'
Odyssée : Alcinoos fait exécuter, lorsqu'il
reçoit Ulysse, une sorte de danse avec des balles.
"Les danseurs, les meilleurs d'entre les meilleurs, dit le
poète, frappaient le sol en mesure. Ulysse regardait
de tous ses yeux le jeu brillant des
pieds".
Placement
en opposition angulaire symétrique : le danseur tend
les bras à l'horizontal et casse l'avant bras au
coude en opposition (un vers le haut, l'autre vers le
bas).
Dans les
cènes religieuses, les adorants crétois se
présentent une main à la hauteur de la
poitrine, l'autre ouverte en avant, en direction sans doute
de la divinité (figurée normalement les deux
avant-bras levés).
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Les
Dieux et la
Danse
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Les
Grecs dansent toujours à l'extérieur des
temples pour rendre hommage aux dieux.
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ARTEMIS
Reine
des bois et de la chasse
(DIANE
chez les Romains)
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APOLLON
Dieu de
la médecine des arts, du jour, du soleil. Fils de
Zeus et de Lafone, frère jumeau
d'Artemis.
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ZEUS
Père
et maître des Dieux, il réside sur l'Olympe.
Fils de Saturne et de Cybère, époux de
Junon.
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Pour les
Grecs, la danse était d'essence religieuse, don des
Immortels et moyen de communication avec eux. Les dieux
eux-mêmes auraient enseigné la pratique de la
danse (cfr. tradition hindoue) : Rhéa la
révèle aux corybantes, Athéna enseigne
la pyrrhique ...
Les
auteurs classiques l'affirment : ordre et rythme, qui sont
les caractères des dieux, sont aussi ceux de la danse
(Platon, Lois, II, 633).
La danse
est divine car elle apporte la joie; choros, la
danse, viendrait de chora, la joie.
Pour
Socrate, qui pratique lui-même la memphis, la danse
forme le citoyen : "Ceux qui honorent le plus bellement les
dieux par la danse sont aussi les meilleurs au combat"
(Platon, Lois, VII, 796). La danse est un exercice qui
"donne au corps de justes proportions". C'est la source de
la bonne santé; les pythagoriciens soutiennent
qu'elle "chasse les mauvais humeurs de la tête"
(Polydore, Pythagore, 32)
...
L'éducation
fait une large place à la danse. Platon l'affirme
(Lois, II, 654 sq.) : la choreia est une éducation
complète.
Ce
peuple ne fait pas de coupure entre le corps et l'esprit; le
corps est aussi un moyen d'acquérir équilibre
mental, connaissance et
sagesse.
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Dionysos
et le Danse
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DYONISOS
Dieu de
la végétation, de la vigne et du vin. Fils de
Jupiter et de
Sémélée.
(renommé
BACCHUS chez les romains)
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La
danse dionysiaque est la plus ancienne danse connue en
Grèce. Provenant du néolithique, son
évolution illustre bien l'évolution de toute
la danse. Danse sacrée à ses débuts,
danse de folie mystique, elle devient
cérémonie liturgique, puis
cérémonie civile, avant de devenir fait de
théâtre et donc danse de divertissement. Dieu
de l'irrationnel, représentant un courant très
fort chez les grecs, il est complémentaire
d'Apollon.
Le culte
de Dionysos est généralement dansé.
Souvent célébré par des femmes saisies
par la mania, la folie d'où leur nom, les MENADES.
Leurs danses sont composées de mouvements vifs :
tourbillonnements, bras étendus, le plus souvent en
opposition, sauts avec les jambes tendues ou pliées,
torse, cou et tête en arrière qui est leur
geste typique ("Le renversement qui broie les nuques"
Pindare). Elles sont vêtues d'une peau de faon ou de
panthère et portent un bâton sommé d'une
pomme de pin ou un roseau orné d'un bouquet de fleurs
et de feuilles. Selon la légende, les femmes quittent
leur maisons, pour s'enfuir dans les forêts ou les
montagnes, et se livrent à des danses. Elles prennent
à la course le petit gibier, le sacrifient en le
déchirant de leur doigts et mangent la chair crue
!
Les
hommes sont déguisés et masqués en
satyres (calvitie et barbe pointue, petites cornes au
front). Ils sont vêtus, la plupart du temps, d'une
queue de cheval accrochée au dos et un sexe
postiche.
Il y a
les Dionysies des champs au début de l'automne, les
Lénéennes en janvier, les Anthestéries
en février-mars (concours de beuverie et fête
des morts) et les Grandes Dionysies en mars-avril (deux
jours de concours de dithyrambe puis trois jours de concours
dramatiques, avec choeurs
dansés).
Le
DITHYRAMBE est parvenu à son aboutissement vers le
VIe s. av. J.-C., un hymne chanté et dansé en
l'honneur de Dionysos. Le dithyrambe primitif est une ronde
d'un choeur, qui compte 50 participants, tournant autour
d'un autel de Dionysos sur lequel est
célébré un sacrifice sanglant. Le chef
du coeur lance une invocation et les danseurs
répondent par des cris rituels. La
cérémonie s'accompagne de vin; ce qui met les
participants dans un état voisin de la
transe.
A
Corinthe, au VIe s., les invocations et les cris laissent
place à un poème composé d'avance et
chanté alternativement par le chef et les danseurs.
Son culte a contribué au développement de la
tragédie et de l'art
lyrique.
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La
Pirryque
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Dès
l'époque néolithique existent les danses en
armes. On les retrouvent d'abord en Crète, à
Sparte puis à Athènes. La pyrrhique est la
base de la formation physique de la formation militaire.
C'est également un entraînement à la
réflexion esthétique et philosophique.
A
Sparte, c'est la danse nationale par excellence, un
élément essentiel de l'éducation
générale et comme une préparation
militaire. Les enfants l'apprennent depuis l'âge de
cinq ans. Cet apprentissage comprend des exercices
préparatoires d'assouplissements (allant même
au renversement en arrière jusqu'à la saisie
des chevilles), puis l'enseignement de la chironomie ( port
des bras et des mains) qui simule les gestes du combat. Il
s'agit d'une véritable danse; tous les mouvements
sont enchaînés sur un rythme donné par
le joueur de flûte.
La
pyrrhique, tout comme la danse dionysiaque, deviendra danse
de représentation.
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Culte
et
Fêtes
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Les
Grecs faisaient intervenir la danse à tous les
moments de leur vie :
- danses
de naissance et de
relevailles,
- danses
nuptiales (le soir des noces et le lendemain
matin),
- danses
de banquet (le plus souvent exécuté par une
danseuse professionnelle),
-
...
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Technique
de la Danse
Grecque
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- Ils
utilisent la demi-pointe.
- Ils
recherchent l'harmonie de la symétrie par l'usage
systématique de l'opposition latérale des
membres.
- Ils
présentent l'attitude arrière basse, mouvement
souvent donné aux statues gallo-romains pour
représenter les
danseurs.
- Ils
utilisent les mains : tournées vers le ciel = geste
du suppliant, tendues face au spectateurs = apostrophe au
public, tendues à plat vers le sol = geste de
tristesse, ...
- Il
emploient des mimiques
expressives.
Quelques
deux cents noms de danses nous sont parvenus comme :
alètès (la course), deinos (le tourbillon),
themaustris (les tenailles, saut en entrechoquant les
talons), ...
On
trouve aussi des danses destinées à imiter
certains animaux ou encore des hommes dans certaines
situations.
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La
Mousike
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La
danse n'était qu'un des éléments de la
mousiké, art que les grecs disaient inspiré
par les Muses.
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TERPSYCHORE,
muse de la danse et du chant du choeur.
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CLIO,
muse de l'histoire et de la poésie
épique.
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EUTERPE,
muse de la musique et de la poésie
lyrique.
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URANIE,
muse de l'astronomie et de la
géométrie.
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THALIE,
muse de la comédie et de l'idylle.
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MELOPMENE,
muse de la tragédie.
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ERATO,
muse de l'élégie.
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PYLOMNIE,
muse de la poésie lyrique et de l'art
mimique.
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CALLIOPE,
muse de l'éloquence et de la poésie
héroïque.
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L'ORCHESTRIQUE
provient de la muse avec ses trois aspects : la
poésie (métron), la musique
(mélos) la danse (orchésis) qui
règle le mouvement.
Danseurs
et spectateurs sont mis dans un état différent
de la normale. A nouveau une recherche de transe, c'est pour
les Grecs participer à la nature des dieux,
échapper à la souffrance et à la
mort.
On danse
encore en l'honneur du feu (phosphoride) et également
pour l'eau (hydrophorie).
Une
enquête, menée dans la Grèce moderne en
1954, révèle que 96% de la population sait
danser.
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CHEZ
LES ETRUSQUES
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La
population des Etrusques est la plus ancienne civilisation
connue de l'Italie.
Nous
savons peu de choses sur eux. Les documents connus
proviennent généralement des tombes.
Les
Etrusques ont un vieux fonds commun avec les Grecs; on
trouve en premier lieu les danses en armes puis les danses
dionysiaques.
Leur
danse est de caractère plutôt lourd et peu
variée.
Elle
comporte des marches avec mouvements de bras, des courses
dansantes (figurés par des raccourci en
quatrième devant) et également des tours sur
un pied. On ne relèvent pratiquement pas de
sauts.
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5 
Danse rituelle -
Tarquinies. D'origines étrusque, ils entreprennent de
grandioses constructions; ils seront chassés par les
romains.
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CHEZ LES ROMAINS
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Du 8e
au 6e siècle av. J.C..,, Rome est dominée par
les Etrusques.
Les
danses sont introduites comme la plupart des rites
religieux.
Les
Romains adhèrent au culte de Dionysos
(qu'ils renomment Bacchus).
Ils
célèbrent MARS, Dieu de la Guerre (ARES chez
les Grecs), par des danses en
armes.
Peu
à peu, on oublie les origines religieuses des danses.
Les hommes d'Etat deviennent hostiles aux danses. Les
fidèles de Bacchus seront poursuivis et plusieurs
milliers seront
exécutés.
Sous
l'Empire, la danse revient en grande vogue.
C'est
dans les jeux du cirque qu'elle va triompher. Les romains
inventent des danseurs comme les célèbrent
grecs Bathylle (danseur léger) et Pylade (danseur
noble).
Sorte de
pantomime dansée qui devient vite grossière
(la mimique l'emportant sur le mouvement).
De
même les danses de banquets tiennent plus souvent de
l'indécence que de l'orchestique.
Les
Pères d'Eglise commencent à se retourner
contre la danse, un poids qui se fera sentir durant tout le
Moyen Age.
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6
Fresque
de la tombe dite "des Lionnes" à la nécropole
de Tarquinia Probablement
une Invocation au Dieu Dionysos (on remarque la cruche
à vin portée par le danseur),
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CHEZ
LES GAULOIS
On a
retrouvé sur un chaudron la représentation du
dieu-héros gaulois SMERTRIOS, défenseur de la
déesse de la terre, en opposition angulaire.
Certaines scènes représentent également
le tournoiement.
Le
goût des spectacles est si grand dans les villes de la
Gaule que c'est le théâtre gallo-romain de
Nantes qui détient les records de dimensions (148
mètres de diamètre). Les danseurs s'y
produisent comme à Rome, Des gens de la bonne
société s'y produisent
également.
Tout
comme lors des réveillons modernes de la
Saint-Sylvestre, on danse le dernier jour de l'an; une
coutume plusieurs fois millénaire.
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7
Pièce d'or des
Namnètes, IIe s. av. J.C.. représentant un
personnage en opposition angulaire
symétrique.
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