Se
méfiant de tout ce qui n'est pas clair et
hiérarchisé dans les pratiques religieuses,
l'Eglise du Moyen-Age condamne formellement l'usage de la
danse dans le culte. L'Eglise veut se démarquer du
culte dionysiaque (cfr Dionysos) dont l'un des
éléments essentiel est la
danse.
Les
évêques et théologiens (vers 589)
demandent l'intervention de l'appareil judiciaire contre les
danseurs dans les églises. Ils s'en prennent ensuite
à d'autres aspects de la pratique de la danse :
danses des femmes, danses dans des lieux consacrés.
Danser dans les dépendances des Eglises, les
cimetières, pendant les processions devient un
péché scandaleux, et ce, durant trois
siècles. Les peines sont multiples : amende d'un sou
d'or, trois ans de jeûne, d'aumônes, de
pélerinages.
Thoinot
ARBEAU (1519 - 1595), ecclésiastique
français, affirme dans son ouvrage
l'Orchésographie et traité en forme de
dialogue par lequel toutes personnes peuvent facilement
apprendre et pratiquer l'honnête exercice des
danses, que la pratique orchestique (cfr Grèce)
dans un contexte ecclésiastique est courante à
son époque. Son ouvrage, meilleure source
d'information sur la danse au XVIe s, est très
utilisé pour l'étude de la reconstitution des
danse.
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La
chorea, danse en forme de ronde fermée ou
ouverte (excécutée sans se toucher) est fort
pratiquée sous le nom de
CAROLE
(exécutée en se tenant la main ou le coude, et
ce jusqu'au XVIIIe s.).
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Le Roman de la rose - G.
de Lorris et J. de Meung, v. 1460

La
carole est une danse spontanée, une ronde un minimum
organisée.
Le
meneur lance un refrain, l'ensemble
reprend.

(Méraugis)
N'importe
qui peu danser la Carole, il suffit de marquer un rythme
simple.
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