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L'Italie connaît sa renaissance; elle réinterprète l'idéologie de PLATON (pratiquer un art qui vise à atteindre la Bauté, c'est également viser à atteindre le Bien). L'Europe entière écoute la leçon. L'attrait des Français pour l'Italie n'a jamais été aussi grand. |
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Pour pratiquer cette dernière, il faudra connaître la mesure mais également les pas. Le professionnalisme exigera dès lors des danseurs de métier et des maîtres à danser. On prend conscience des possibilités d'expression esthétique du corps et de l'utilité de règles pour les exploiter. Le niveau technique va désormais se réhausser. |
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L'évolution se poursuit, la technicité est de plus en plus exigeante. Qu'il soit chorégraphe, interprète ou professeur, le danseur professionnel est très recherché. |
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Il écrit un célèbre traité, Le Grazie d'amore, et organise les fêtes les plus grandioses de l'époque. On trouve dans son traité : une combinaison de "cinq pas" - différents types de pirouettes (sur un pied, sautée) - différents sauts comme la cabriole ou encore l'entrechat 6. Il recommande déjà aux "écoliers" de s'appuyer sur une table ou une chaise pour tenir le corps "ferme et droit" et s'exercer aux sauts. |
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Il détaille, dans Il Ballarino, 54 règles techniques qui sont à l'origine des pas de la danse classique (usage du relevé, battement frappé, jeté, pirouette, ... et son intrecciato (francisé en "entrechat"). Dans la seconde partie du traité, il présente ses propres chorégraphies et celles d'autres maîtres. |
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danse de
bal, exécutée par un couple (selon une mesure
à six pulsation), lente et majestueuse,
représentative de la danse terre à
terre. |
on dit aussi
"danse par en haut", qui sont généralement
sautées. |
on y trouve
: le rigaudon, le tambourin, la musette (dansée au
son de la musette, sorte de corne-muse), le bouffon (ou
matassin qui se dansait avec des clochettes aux pieds), la
canarie et surtout le menuet qui fut un immense
succès lorsqu'il passa du bal champêtre au
cérémonial de cour
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Le ballet de cour se compose : d'une OUVERTURE : qui expose le sujet représenté; de plusieurs ENTREES : de dix à trente entrées de un ou plusieurs quadrilles de danseurs vêtus uniformément. Les quadrilles sont eux-mêmes composées de 4, 6, 8 et même jusqu'à 12 danseurs. ces entrées regroupées forment des actes dont le nombre ne dépasse généralement pas 5. Pour finir par le GRAND BALLET (appelé aussi ballet général) : c'est la dernière entrée, tous les danseurs ayant dansé y sont réunis. Les danseurs forment des carrés, des ronds, des formes géométriques inspirées du mouvements des sphèrent célestes. Ces formes sont visibles grâce à la disposition des lieux. Les spectateurs ont une vision aérienne, ils entourent et surplombent la scène. |
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Le Ballet comique de la reine, gravure du livret par Jacques Patin, également auteur des décors et des costumes |
Marie de
Medicis ne fait plus d'économie sur les spectacles.
Le ballet s'installe à la cour.
Louis
XIII est l'auteur du Ballet de la merlaison dont il
invente les pas, les airs et les habits. Il paraîtra
dans des rôles très divers et brillera dans les
grands rôles comiques des ballets de l'époque.
Il danse dans la Délivrance de Renaud, les
Fées de la Forêt de Saint-Germain,
...
La cour
de Louis XIII était fort triste et les ballets que le
duc de Nemours inventa pour l'égayer de très
mauvais goût. Le climat des fêtes et
divertissements devint de plus en plus sombre avec de temps
à autres du burlesque extravagant.
Une
chronique de l'époque révèle que "Louis
XIII, qui n'a jamais appris les règles de la musique,
ne dansait pas en mesure et ce qui animait le plus les
musiciens, c'est que sa Majesté prenait plaisir
à mêler sa voix avec les leurs, les redressant
quelquefois sur les notes".