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Les ballets vont alors servir de propagande monarchique. |
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La danse tout comme la musique et la littérature, s'en inspirent, et ce, durant tout le 17e et la première moitié du 18e siècle. |

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Ce changement va faire de la scène un univers spécifique consacré à l'imagination. Vers 1640 les scènes surélevées se généralisent, toute la perception du spectacle en sera changée. Dès 1650, la danse se "verticalise" (horizontale jusqu'alors, elle se décrivait au sol), elle devient plus aérienne, la danse "d'élévation" est née. Il n'est plus donné à tout le monde de pratiquer cette danse, la voie aux danseurs professionnels est ouverte. |
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Son public va s'étendre; des représentations ont lieu dans les hôtels des nobles, dans les maisons des bourgeois et même des représentations pubiques en période de carnaval. On y trouve des caricatures des métiers, des paisanteries grasses; on y montre des personnages exotiques, tous les moyens sont bons. L'actualité ne sera pas épargnée. Dans Don Quichotte de Cervantes, qui vient d'être traduit, Sancho Pança mène une troupe de nains diformes et Don Quichotte s'enfuit à la première menace. Les tirades sont remplacées par des chants expressifs. Masques, costumes et récits sont chargés d'expliquer ce que le visage ne peut exprimer (les rôles de femmes sont également tenus par des hommes portant des masques de femme). On distingue d'autres genres : le style héroïque (mythologie, épopées), le genre pastoral (nymphes et bergers) et le burlesque ou comique (qui s'accompagne donc de tous les thèmes). Tout prétexte devient sujet de ballet. |
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Par exemple : Le Château de Bicêtre associe ballet, chant et déclamation. Un tas de mauvais esprits, fantômes, lutins, magiciens, hiboux, corneilles, animaux, bohémiens, pèlerins, rôdeurs, ... tout un monde qui crée une ambiance proche du rêve. Le ballet est devenu le spectacle préféré de la cour. Un ou plusieurs grands ballets ont lieu tous les ans et d'autres, plus modestes, en très grand nombre, traditionnellement en période de carnaval. "L'engouement pour danser est tel, parmi les courtisans, qu'il passe parfois avant les raisons d'Etat" (RICHELIEU). Enfermé à la cour, le ballet se modèle sur le courtisan (de plus en plus raffiné, maniéré). Au XVIIe siècle le ballet de cour est très coloré et varié. La référence au présent est fréquente, c'est même l'un des aspects les plus importants, c'est le miroir de la cour (vie quotidienne, intrigues du palais, ... ). C'est
également un moyen de célébrer les
alliances entre les peuples, d'annoncer les mariages ou
encore les naissances. |
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Les animaux répétent leurs pas au son d'une viole et ce pendant plus ou moins trois mois. De pareils spectacles ne peuvent se donner que sur de vastes places (rappelant les arènes des tournois de jadis). Duels, poursuites, poèmes (déclamés par des figurants à pied !), incarnant les éléments ou quelque divinité, pour finir par l'abbatimento, le grand combat. Avec l'ouverture des théâtres italiens et la vogue des opéras, le ballet des chevaux disparaît des cours d'Europe. ![]() |
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Marie de Medicis ne fait plus d'économie sur les spectacles. Le ballet s'installe à la cour. Louis XIII est l'auteur du Ballet de la merlaison dont il invente les pas, les airs et les habits. Il paraîtra dans des rôles très divers et brillera dans les grands rôles comiques des ballets de l'époque. Il danse dans la Délivrance de Renaud, les Fées de la Forêt de Saint-Germain, ... La cour de Louis XIII était fort triste et les ballets que le duc de Nemours inventa pour l'égayer de très mauvais goût. Le climat des fêtes et divertissements devint de plus en plus sombre avec de temps à autres du burlesque extravagant. Une chronique de l'époque révèle que "Louis XIII, qui n'a jamais appris les règles de la musique, ne dansait pas en mesure et ce qui animait le plus les musiciens, c'est que sa Majesté prenait plaisir à mêler sa voix avec les leurs, les redressant quelquefois sur les notes". Le BALLET MELODRAMATIQUE sera à son tour détrôné par le simple BALLET DES ENTREES. Les costumes et la machinerie y sont très compliqués et coûteux mais ces ballets sont plus simples quant à l'action et à la mise en scène. Le ballet de cour est si apprécié qu'on l'introduit partout où l'on peut, à commencer par les opéras. |
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Cette fusion durera plus d'un siècle. |
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Il a à peine treize ans lorsqu'il fait ses débuts de danseurs dans le Ballet de Cassandre. A quinze ans, il incarne le Soleil levant dans le Ballet de la nuit (1653), ce qui lui valu le surnom de Roi Soleil. |
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Il danse dans le Ballet du temps (1654). Il sera successivement un Egyptien, un ivrogne et le génie de la danse dans le ballet des Plaisirs (1655). Psyché (1656). Les Plaisirs troublés (1657). Alcidiane (1658). Le Ballet de la raillerie (1659). Le Ballet de l'impatience (1661), ... Chaque année est marquée par de nouvelles créations. On a associé son nom à l'"entrechat royal" qu'il exécutait à merveille. Le rôle du roi Louis XIV est déterminant dans l'épanouissement de la BELLE DANSE qui va se répandre dans le royaume puis dans les cours européennes. Les danseurs portent souvent des masques à l'effigie du dieu, de la nymphe ou du berger. Ils sont pourvus d'accessoires afin de les caractériser (par exemple : soufflets à la main et moulins à vent sur la tête pour suggérer les vents, ...). Il ne s'agit pas de mime car le texte parlé et chanté raconte l'histoire. Sans devoir traduire d'expression puisque masqués, les danseurs peuvent se concentrer sur les poses ou les mouvements du corps. Ils n'hésitent pas à se travestir et ce dés leur plus jeune âge (Louis XIV danse Cérès, la déesse de la fertilité dans Les Saisons). Les grandes dames assurent une part des rôles féminins mais les comiques sont toujours tenus par des hommes masqués et vêtus d'une jupe mi-longue. Les ballets de Louis XIV marquent le passage entre la culture baroque et la culture classique. Le menuet est la danse caractéristique de l'époque. Lully en a composé au moins cinquante pour Louis XIV qui le dansait à ravir. En 1661 Louis XIV fonde l'Académie royale de danse (avant même de fonder l'Académie royale des inscriptions et belles-lettres (1663) et l'Académie royale des sciences (1666)). Il charge treize maîtres à danser, des plus expérimentés, d'assurer le développement de cet art qui lui tient tant à coeur. Parmi ceux-ci : Henri Prévost, professeur du roi; François Galland du Désert, professeur de la reine; Jean Renauld, celui du duc d'Orléans, son frère; et Guillaume Reynal, celui du Grand Dauphin. Chacun a son professeur particulier attitré. |
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Durant ses dix premières années, le ballet de l'Opéra est exclusivement masculin. Il se propose de "choisir les meilleurs sujets et de leur apprendre gratuitement le métier". La danse, au siècle de Louis XIV, devient enfin réservée aux professionnels (mais toujours masculins). Jusqu'alors les danseurs de cour étaient professeurs et chorégraphes tout autant qu'exécutants (et si l'on remonte encore dans le temps, le maître d'arme était également maître à danser). |
Pierre RAMEAU (1674 - 1748), maître à danser français, compose deux ouvrages didactiques importants pour l'étude de la belle danse : le Maître à danser (1967) où il explique en détail les pas contenus dans la Chorégraphie de Feuillet et L'Abrégé de la nouvelle méthode dans l'art d'écrire ou de tracer toute sortes de danse de ville (1725) outil précieux pour évaluer les changements survenus en un quart de siècle.
Elles portent des
chaussures usuelles à talon. C'est une des explications du
fait d'avoir ouvert les pointes des pieds vers l'extérieur, en
dehors, afin d'obtenir un meilleur équilibre.
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Melle de LAFONTAINE (v. 1655 - 1738), première des premières danseuses française de l'époque. Elle débute sur la scène à l'Académie royale de musique à Paris lors de la reprise du Triomphe de l'Amour en mai 1681. Sa grâce et son style noble agrémente les divertissements de opéras de Lully. Elle obtient un tel succès qu'elle est autorisée à régler elle-même ses entrées. Elle quitte la scène en 1693 pour se retirer au couvent. |
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Elle est
l'une des premières danseuses professionnelles
françaises à se produire à
Londres. |
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Françoise
PREVOST (v.
1680 - 1741), danseuse française, travaille sous
l'autorité de Blondy à l'Académie
royale de musique dès 1699.
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Le Ballet de l'Opéra de Paris, fondé sous le nom d'Académie royale de musique, est à l'origine une entreprise privée pour laquelle le roi consent un privilège d'exploitation. |
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